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Qu’est-ce que la violence fondée sur le sexe?

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Qu’est-ce que la violence fondée sur le sexe ?

Quelle est la différence entre le sexe et le genre?

Dans son sens restreint, le mot sexe renvoie aux caractéristiques biologiques et physiologiques qui distinguent l’homme, la femme et les personnes intersexuées. Cependant, dans la langue française courante, l’utilisation du mot « sexe » tend aussi à englober la notion d’identité de genre (par exemple, dans des expressions comme « la violence fondée sur le sexe »).

Le genre désigne les rôles et les comportements qu’on associe au fait d’être un homme ou une femme dans une société donnée. Plus sa définition est rigide, plus il risque d’engendrer des stéréotypes restreignant le champ de ce qu’on peut attendre des personnes de l’un ou de l’autre sexe. La définition du genre dans une société varie selon l’époque et la culture.

Tout le monde a le droit de vivre à l’abri de la violence. Cependant, de nombreuses personnes de partout au pays continuent d’être victimes de la violence chaque jour en raison de leur sexe, de leur expression ou identité de genre ou de leur identité présumée. C’est ce qu’on appelle la violence fondée sur le sexe (VFS) et elle constitue une violation des droits de la personne.

Lorsqu’on s’y attarde, on s’aperçoit que les racines de la VFS sont partout autour de nous, dans les blagues qui rabaissent les personnes LGBTQ2 (lesbienne, gai, bisexuel, transgenre, queer et bispirituelle), dans les messages médiatiques qui réduisent les femmes à l’état d’objet et dans les normes de genre rigides imposées aux jeunes enfants.

Qui est touché par la violence fondée sur le sexe ?

Alors que la violence touche tout le monde, certaines personnes sont plus à risque de subir de la violence à cause de diverses formes d’oppression, notamment le racisme, le colonialisme, le sexisme, l’homophobie, la transphobie et le capacitisme. Certaines personnes, selon des statistiques clésNote de bas de page 1, sont plus susceptibles d’être touchées par la VFS, notamment :

L’intersection de deux ou plusieurs des caractéristiques susmentionnées peut accroitre le risque et la vulnérabilité d’une personne face à la violence. En d’autres termes, toute personne ayant plus d’un de ces caractéristiques, comme le fait d’être une jeune femme vivant avec un handicap, peut être exposée à un risque plus élevé de VFS.

La recherche qualitative montre que d’autres groupes connaissent également des niveaux élevés de VFS, notamment :

Les statistiques et les rapports de recherche qualitative ne disent pas tout. Toutes les communautés et tous les peuples sont résilients et sont engagés dans la prévention et la lutte contre la VFS.Les effets négatifs de la VFS vont bien au-delà des personnes qui les subissent directement. La violence peut avoir des effets négatifs et à long terme sur la santé, la société et l’économie qui s'étendent sur plusieurs générations, ce qui peut conduire à des cycles de violence et d'abus au sein des familles et parfois de communautés entières. La VFS nous retient tous et toutes.

La VFS ne se limite pas à la violence physique, mais elle peut inclure également des mots, des actions ou des tentatives pour dégrader, humilier, intimider, contraindre, priver, menacer ou blesser une autre personne. La VFS peut prendre plusieurs formes de violence et d’abus, notamment cyber, physique, sexuelle, sociétale, psychologique, émotionnelle et économique. La négligence, la discrimination et le harcèlement peuvent également être des formes de la VFS.

Statistiques clés sur la violence fondée sur le sexe au Canada

Statistiques clés sur la violence fondée sur le sexe au Canada : par populations

Femmes

Données déclarées par la police (2019) :

  • Au Canada, en 2019, des 107 810 personnes âgées de 15 ans et plus qui ont été victimes de VPI (violence entre partenaires intimes), 79 % étaient des femmes. Note de bas de page 6
  • Comme pour les années précédentes, les taux de VPI en 2019 étaient plus de 3,5 fois plus élevés chez les femmes que chez les hommes (536 par rapport à 149 pour 100 000 habitants). Note de bas de page 6
  • Entre 2014 et 2019, 497 victimes d'homicide commis par un partenaire intime ont été recensées et, comme dans le cas des VPI en général, 80 % (400 victimes) étaient des femmesNote de bas de page 6.

Données autodéclarées (2018):

  • Les femmes étaient nettement plus susceptibles que les hommes d'avoir subi une forme de VPI, y compris la violence physique (23 % par rapport à 17 %, respectivement), la violence sexuelle (44 % par rapport à 36 %) et la violence psychologique (43 % par rapport à 35 %)Note de bas de page 2.
  • Par rapport aux hommes, les femmes étaient considérablement plus susceptibles d'avoir subi les formes les plus graves de VPI au cours de leur vie (depuis l'âge de 15 ans), notamment : être obligées d'accomplir des actes sexuels contre leur gré (8 % par rapport à 1 %), être confinées ou enfermées dans une pièce ou un autre espace (3 % par rapport à 0,5 %), être forcées à avoir des rapports sexuels (10 % par rapport à 2 %), être étranglées (7 % par rapport à 1 %) et voir leurs animaux domestiques subir de la maltraitance ou être menacés de maltraitance (4 % par rapport à 0,8 %)Note de bas de page 2.
  • Parmi les personnes ayant subi de la VPI au cours de leur vie (depuis l'âge de 15 ans), les femmes sont environ quatre fois plus susceptibles que les hommes (37 % par rapport à 9 %, respectivement) d'avoir déjà eu peur d'un partenaire. 55 % des femmes ayant subi une VPI physique ou sexuelle ont craint un partenaire à un moment donné. Le fait d'avoir peur d'un partenaire peut indiquer que la violence exercée par le partenaire intime est plus coercitive, plus grave et plus susceptible de refléter un ensemble de comportements abusifsNote de bas de page 2.
  • Les femmes ayant subi des actes de violence physique ou sexuelle avant l'âge de 15 ans étaient environ deux fois plus susceptibles que les femmes n’en ayant pas subi d'avoir été victimes de VPI depuis l'âge de 15 ans (67 % par rapport à 35 %) ou au cours des 12 derniers mois (18 % par rapport à 10 %)Note de bas de page 2.
  • Parmi les personnes victimes de VPI au cours des 12 mois précédant l'enquête, les femmes étaient deux fois plus susceptibles que les hommes d'avoir subi au moins une forme de VPI quotidiennement ou presque (12 % par rapport à 6 %, respectivement)Note de bas de page 2.
  • Les femmes sont également plus susceptibles que les hommes de subir des agressions sexuelles. Les données autodéclarées recueillies en 2018 au Canada montrent que 33 % des femmes ont été agressées sexuellement à un moment donné depuis l'âge de 15 ans, soit plus de trois fois la proportion des hommes (9 %). Tant les agressions sexuelles perpétrées par un partenaire intime (12 % par rapport à 2 %) que celles perpétrées par une personne autre qu'un partenaire intime (30 % par rapport à 8 %) étaient significativement plus élevées chez les femmes que chez les hommesNote de bas de page 2.
  • Les femmes vivant au Canada sont presque quatre fois plus susceptibles que les hommes d'avoir été agressées sexuellement au moins une fois depuis l'âge de 15 ans (30 % par rapport à 8 % respectivement). Note de bas de page 11
  • Environ le tiers des femmes vivant dans les provinces (32 %) et des femmes vivant dans les territoires (35 %) ont subi des comportements sexuels non désirés dans un lieu public qui les ont fait se sentir en danger ou mal à l'aise au cours de l'année précédant l'enquête. Beaucoup moins d'hommes ont vécu la même expérience dans les provinces (13 %) et les territoires (16 %). Les femmes étaient également plus susceptibles que les hommes d'avoir été la cible de comportements sexuels non désirés sur le lieu de travail (29 % par rapport à 17 % dans les provinces et 31 % par rapport à 16 % dans les territoires) au cours de la même période.Note de bas de page 12Note de bas de page 13
  • Les femmes étaient plus susceptibles que les hommes d'avoir été victimes de harcèlement en ligne au cours des 12 mois précédant l'enquête (18 % par rapport à 14 % dans les provincesNote de bas de page 12 et 24 % par rapport à 16 % dans les territoires)Note de bas de page 13. Les femmes sont également plus susceptibles que les hommes d'avoir pris des mesures durant cette même période pour se protéger du harcèlement en ligne (28 % par rapport à 19 % dans les provincesNote de bas de page 12 et 32 % par rapport à 22 % dans les territoires)Note de bas de page 13.
Jeunes femmes et filles

Données déclarées par la police (2019)

  • Comme pour les années précédentes, les taux de violence familiale envers les enfants et les jeunes étaient nettement plus élevés chez les filles que chez les garçons (379 par rapport à 239 victimes pour 100 000 habitants) en 2019.Note de bas de page 14
  • Comme observé dans les années précédentes, les filles étaient quatre fois plus susceptibles d’être victime d'infractions sexuelles perpétrées par un membre de la famille que les garçons en 2019 (170 par rapport à 37 victimes pour 100 000 habitants), tandis que les taux d'agressions physiques étaient à peu près les mêmes chez les filles et les garçons (167 par rapport à 171 victimes pour 100 000 habitants)Note de bas de page 14.

Données autodéclarées (2018)

  • Les jeunes femmes âgées de 15 24 ans étaient cinq fois plus susceptibles que les femmes âgées de 25 ans et plus d'avoir été agressées sexuellement (5 % par rapport à 1 % respectivement), trois fois plus susceptibles d'avoir été agressées physiquement (6 % et 2 % respectivement), et presque trois fois plus susceptibles d'avoir été victimes de violence émotionnelle ou psychologique ou d’exploitation financière de la part d'un partenaire intime au cours des 12 mois précédant l’enquête (28 % par rapport à 10 %)Note de bas de page 15.
  • Plus d'une femme sur dix (12 %) âgée de 15 à 24 ans dans les provinces a été agressée sexuellement au cours de l'année précédant l'enquête, ce qui est nettement plus que parmi les femmes de tout autre groupe d'âgeNote de bas de page 12A.
  • Plus de six femmes sur dix (61 %) âgées de 15 à 24 ans dans les provinces ont subi des comportements sexuels non désirés dans un lieu public qui les ont fait se sentir en danger ou mal à l'aise au cours de l'année précédant l'enquête, ce qui est nettement plus élevé que chez les femmes de tout autre groupe d'âgeNote de bas de page 12B.
Femmes et filles et personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones

Données déclarées par la police (2018)

  • Les femmes autochtones sont surreprésentées parmi les victimes d'homicides commis par un partenaire intime au Canada. Bien que les femmes autochtones représentent environ 5 % de toutes les femmes au Canada, elles représentent 21 %Note de bas de page 16 de toutes les femmes assassinées par un partenaire intime entre 2014 et 2019. En 2020, 53 femmes, dont 11 femmes autochtones, ont été tuées par leur partenaire au CanadaNote de bas de page 17.

Données autodéclarées (2018)

  • Au cours des 12 mois précédant l'enquête, une femme autochtone sur six (17 %) a subi au moins une forme de VPI (psychologique, physique ou sexuelle), par rapport à 12 % des femmes non autochtonesNote de bas de page 3.
  • Au Canada, les données autodéclarées recueillies en 2018 indiquent que les femmes autochtones étaient plus susceptibles que les femmes non autochtones d'avoir subi au moins une agression sexuelle depuis l'âge de 15 ans (43 % par rapport à 30 %, respectivement)Note de bas de page 11.
  • Au Canada, plus de quatre femmes autochtones sur dix (43 %) ont subi au moins une agression sexuelle depuis l'âge de 15 ans; de ce nombre, 45 % sont des femmes des Premières nations, 44 % des femmes métisses et 26 % des femmes inuites. À titre comparatif, environ 30 % des femmes non autochtones au Canada ont déclaré avoir subi une agression sexuelle depuis l'âge de 15 ans. Parmi les hommes autochtones, 12 % ont été victimes d'une agression sexuelle à un moment de leur vie depuis l'âge de 15 ans par rapport à 8 % des hommes non autochtones; de ce nombre, 9 % sont des hommes des Premières nations, 16 % des hommes métis et 8 % des hommes inuitsNote de bas de page 11.
  • Les femmes des Premières nations (40 %) et les femmes métisses (40 %) vivant dans les provinces étaient nettement plus susceptibles que les femmes non autochtones (32 %) d'avoir subi des comportements sexuels non désirés dans un lieu public qui les avaient fait se sentir en danger ou mal à l'aise au cours de l'année précédant l'enquête12. En revanche, la situation est légèrement différente dans les territoires. Dans l'ensemble, 29 % des femmes autochtones des territoires ont été la cible d'au moins un comportement sexuel inapproprié dans un espace public en 2018. La proportion correspondante chez les femmes non autochtones était de 41 %Note de bas de page 13.
  • Les femmes des Premières nations (34 %) et les femmes métisses (30 %) vivant dans les provinces étaient beaucoup plus susceptibles que les femmes non autochtones (18 %) d'avoir été victimes de harcèlement en ligne au cours de l'année précédant l'enquêteNote de bas de page 12. Dans les territoires, les femmes métisses (36 %) étaient beaucoup plus susceptibles que les femmes non autochtones (21 %) d'avoir été victimes de harcèlement en ligne au cours de l'année précédant l'enquêteNote de bas de page 13.
  • Parmi les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles ou ayant une orientation sexuelle autre qu'hétérosexuelle (LGB+), les Autochtones étaient plus susceptibles que les personnes non autochtones d'avoir été victimes d'une agression physique (73 % par rapport à 45 %) ou sexuelle (65 % par rapport à 37 %) depuis l'âge de 15 ansNote de bas de page 5.
  • Parmi les personnes LGB+, celles qui sont autochtones étaient plus susceptibles que celles qui ne le sont pas d'avoir été victimes de harcèlement en ligne au cours de l'année précédant l'enquête (62 % par rapport 35 %, respectivement)Note de bas de page 5.
Les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles ou ayant une orientation sexuelle autre qu'hétérosexuelle

Données autodéclarées (2018)

  • On estime à un million le nombre de personnes vivant au Canada qui sont lesbiennes, gaies, bisexuelles ou d'une orientation sexuelle autre qu'hétérosexuelle (LGB+), ce qui représente 4 % de la population du Canada âgée de 15 ans et plusNote de bas de page 5.
  • Près de la moitié (49 %) des femmes LGB+ ont indiqué avoir été agressées physiquement ou sexuellement par un partenaire intime depuis l'âge de 15 ans, soit près du double de ce qu'ont indiqué les femmes hétérosexuelles (25 %)Note de bas de page 4.
  • Une femme LGB+ sur cinq (20 %) a indiqué avoir subi une certaine forme de VPI au cours de l'année écoulée, soit près du double de ce qu'ont déclaré les femmes hétérosexuelles (12 %)Note de bas de page 4.
  • Au Canada, une femme LGB+ sur deux (50 %) et un homme LGB+ sur quatre (26 %) ont été agressés sexuellement depuis l'âge de 15 ans, ce qui est nettement plus que chez les femmes (30 %) et les hommes hétérosexuels (8 %)Note de bas de page 5A.
  • Environ une femme LGB+ (45 %) et un homme LGB+ (47 %) sur deux ont été agressés physiquement depuis l'âge de 15 ans, soit nettement plus que les femmes (26 %) et les hommes (33 %) hétérosexuelsNote de bas de page 5A.
  • Une proportion de 69 % des femmes LGB+ et de 41 % des hommes LGB+ ont été confrontés à des comportements sexuels inappropriés dans un lieu public qui les ont fait se sentir en danger ou mal à l'aise au cours de l'année précédant l'enquête, soit nettement plus que les femmes hétérosexuelles (31 %) et les hommes hétérosexuels (12 %)Note de bas de page 5.
  • Quatre femmes LGB+ sur dix (40 %) et trois hommes LGB+ sur dix (32 %) ont été victimes de harcèlement en ligne au cours des 12 mois précédant l'enquête, soit plus du double de la proportion de femmes hétérosexuelles (18 %) et d'hommes hétérosexuels (13 %)Note de bas de page 5.
  • 49 % des femmes LGB+ et 35 % des hommes LGB+ ont été victimes de comportements sexuels non désirés sur le lieu de travail au cours de l'année précédant l'enquête, ce qui est nettement plus que chez les femmes hétérosexuelles (28 %) et les hommes hétérosexuels (16 %)Note de bas de page 5.
Personnes transgenres et de diverses identités de genre

Données autodéclarées (2018)

  • Environ 75 000 personnes vivant au Canada sont transgenres ou de diverses identités de genre, ce qui représente 0,24 % de la population canadienne âgée de 15 ans et plusNote de bas de page 5.
  • Au cours de l'année précédant l'enquête, les personnes transgenres et de diverses identités de genre au Canada étaient plus de deux fois plus susceptibles que les personnes cisgenres d'avoir subi des comportements sexuels non désirés qui les ont fait se sentir en danger ou mal à l'aise dans des lieux publics (58 % par rapport à 23 %, respectivement) et sur le lieu de travail (69 % par rapport à 23 %)Note de bas de page 5.
  • Les personnes transgenres et de diverses identités de genre étaient plus susceptibles que les personnes cisgenres d'avoir été victimes de harcèlement en ligne au cours de l'année précédant l'enquête (42 % par rapport à 16 %)Note de bas de page 5.
Les femmes vivant dans les régions nordiques, éloignées et rurales

Données déclarées par la police

  • Les données de 2017 montrent que les taux d'agressions sexuelles perpétrées contre des femmes âgées de 25 à 89 ans étaient plus de deux fois plus élevés dans les régions nordiques des provinces et territoires du Canada que dans le Sud (131 par rapport à 57 victimes pour 100 000 habitants, respectivement) (Données déclarées par la police – 2017).Note de bas de page 17
  • Les données de 2017 montrent que les taux d'agressions sexuelles perpétrées contre des filles et des jeunes femmes âgées de 24 ans ou moins étaient plus de deux fois plus élevés dans les régions nordiques des provinces et territoires du Canada que dans le Sud (500 par rapport à 247 victimes pour 100 000 habitants, respectivement) (Données déclarées par la police – 2017)Note de bas de page 18.
  • Les taux de violence familiale contre les personnes âgées dans les provinces étaient plus élevés dans les zones rurales que dans les zones urbaines, tant pour les femmes âgées (107 par rapport à 70 victimes pour 100 000 habitants) que pour les hommes (89 par rapport à 58) (Données déclarées par la police – 2019)Note de bas de page 10.

Données autodéclarées

  • En 2018, les femmes vivant dans les territoires étaient deux fois plus susceptibles que les hommes d'avoir été la cible d'un comportement sexuel inapproprié sur le lieu de travail au cours des 12 mois précédant l'enquête (31 % et 16 %, respectivement)Note de bas de page 13.
Femmes en situation de handicap

Données autodéclarées (2018)

  • Au cours des 12 mois précédant l'enquête, 16 % des femmes en situation de handicap ont subi une forme de VPI, par rapport à 10 % des femmes sans handicapNote de bas de page 7.
  • Parmi les femmes LGBTQ2 en situation de handicap, près de sept sur dix (71 %) ont subi une forme de VPI depuis l'âge de 15 ansNote de bas de page 7.
  • Au Canada, les femmes en situation de handicap étaient beaucoup plus susceptibles que les femmes sans handicap d'avoir été agressées sexuellement depuis l'âge de 15 ans (39 % par rapport à 24 %, respectivement). Note de bas de page 11
  • Au cours des 12 mois précédant l'enquête, les femmes en situation de handicap étaient beaucoup plus susceptibles que les femmes sans handicap d'avoir subi des comportements sexuels non désirés dans un lieu public qui les avaient fait se sentir en danger ou mal à l'aise, tant dans les provinces (39 % par rapport à 27 %, respectivement) que dans les territoires (45 % par rapport à 28 %) Note de bas de page 12Note de bas de page 13.
  • Les femmes en situation de handicap étaient plus susceptibles que les femmes sans handicap d'avoir été victimes de harcèlement en ligne au cours des 12 mois précédant l'enquête, tant dans les provinces (27 % par rapport à 13 %, respectivement) que dans les territoires (35 % par rapport à 16 %)Note de bas de page 12Note de bas de page 13.
  • 39 % des femmes en situation de handicap dans les territoires ont subi un comportement sexuel non désiré sur le lieu de travail au cours de l'année précédant l'enquête, par rapport à 25 % des femmes sans handicapNote de bas de page 13.
  • Parmi les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles ou ayant une orientation sexuelle autre qu’hétérosexuelle (LGB+), celles qui vivent avec un handicap étaient plus susceptibles de déclarer avoir été agressées physiquement (55 %) ou sexuellement (46 %) depuis l'âge de 15 ans que les personnes LGB+ sans handicap (36 % et 29 %, respectivement)Note de bas de page 5.
  • Les personnes LGB+ en situation de handicap (67 %) étaient plus susceptibles que les personnes LGB+ sans handicap (44 %) d'avoir subi un comportement sexuel non désiré dans un lieu public qui les a fait se sentir en danger ou mal à l'aise au cours de l'année précédant l'enquêteNote de bas de page 5.
  • Les personnes LGB+ en situation de handicap étaient plus susceptibles que les personnes LGB+ sans handicap d'avoir été victimes de harcèlement en ligne au cours de l'année précédant l'enquête (46 % par rapport à 25 %)Note de bas de page 5.
Population étudiante de niveau postsecondaire

Données autodéclarées (2019)

  • Une étudiante sur dix (11 %) vivant dans les provinces a été victime d'une agression sexuelle dans un établissement postsecondaire au cours de l'année précédant l'enquête, soit plus du double de la proportion d'étudiants ayant vécu la même chose (4 %)Note de bas de page 8.
  • La population étudiante lesbiennes, gaies, bisexuelles ou d'une orientation sexuelle autre qu'hétérosexuelle (LGB+), en situation de handicap ou portant parfois un symbole religieux visible et vivant dans les provinces était beaucoup plus susceptible d'avoir subi des comportements sexuels non désirés et plus susceptible d’avoir été agressée sexuellement pendant ses études postsecondaires au cours de l'année précédant l'enquêteNote de bas de page 8.
  • 45 % des étudiantes et 32 % des étudiants des provinces ont été personnellement victimes de comportements sexuels non désirés dans un lieu public dans le cadre de leurs études postsecondaires au cours de l'année précédant l'enquêteNote de bas de page 8.
  • Dans les provinces, une étudiante autochtone sur dix (10 %) a été victime d'une agression sexuelle dans le cadre de ses études postsecondaires au cours de l'année précédant l'enquête, une proportion qui n'est pas significativement différente de celle des étudiantes non autochtones (8 %). Par ailleurs, les étudiants autochtones étaient deux fois plus susceptibles que les étudiants non autochtones d'avoir été agressés sexuellement au cours de la même période (9 %par rapport à 4 %, respectivement). En outre, les agressions sexuelles étaient aussi fréquentes chez les étudiants autochtones, hommes et femmes, ce qui contraste fortement avec ce que l'on observe chez les étudiants non autochtones, où les femmes sont beaucoup plus susceptibles d'avoir été agressées sexuellementNote de bas de page 8.
  • Une étudiante sur cinq (20 %) et près d'un étudiant sur huit (13 %) vivant dans les provinces ont déclaré avoir été personnellement victimes de discrimination fondée sur leur sexe, leur identité de genre ou leur orientation sexuelle, réels ou perçus, dans le cadre de leurs études postsecondaires au cours de l'année précédant l'enquêteNote de bas de page 19.
  • La population étudiante LGB+, transgenre et de diverses identités de genre, en situation de handicap et portant parfois un symbole religieux visible vivant dans les provinces était beaucoup plus susceptible d'avoir été victime de discrimination fondée sur le sexe, l'identité de genre ou l'orientation sexuelle dans le cadre de ses études postsecondaires au cours de l'année précédant l'enquêteNote de bas de page 19.
  • Parmi la population étudiante de niveau postsecondaire vivant dans les provinces, 10 % des étudiantes racisées ont été agressées sexuellement dans le cadre de leurs études postsecondaires au cours de l'année précédant l'enquête, soit plus que les hommes racisés (4 %), mais légèrement moins que les femmes non racialisées (11 %)Note de bas de page 8.
Femmes issues de minorités visibles

Données autodéclarées (2018)

  • Les femmes appartenant à une minorité visible et les femmes n'appartenant pas à une minorité visible étaient aussi susceptibles les unes que les autres d'avoir été victimes de violence de la part d'un partenaire intime sous forme de violence physique (2 % dans les deux cas) ou d'abus sexuel (1 % dans les deux cas) au cours des 12 derniers moisNote de bas de page 9.
  • Un quart (25 %) des femmes issues de minorités visibles âgées de 15 à 24 ans ont été victimes de VPI au cours des 12 derniers mois précédant l’enquête. Parmi les femmes issues de minorités visibles, la proportion de celles qui ont subi une VPI était plus de deux fois plus élevée chez les 15 à 24 ans que dans tout autre groupe d'âgeNote de bas de page 9.
  • Au Canada, 19 % des femmes issues de minorités visibles vivant dans les provinces ont été agressées sexuellement depuis l'âge de 15 ans, ce qui est beaucoup moins que chez les femmes qui ne sont pas issues de minorités visibles (33 %)Note de bas de page 11.
  • Les femmes issues d’une minorité visible vivant dans les provinces étaient légèrement plus susceptibles que les femmes n'appartenant pas à une minorité visible d'avoir été victimes de comportements sexuels non désirés en public qui les ont fait se sentir en danger ou mal à l'aise au cours de l'année précédant l'enquête (35 % par rapport à 31 %, respectivement)Note de bas de page 12.
Femmes âgées

Données déclarées par la police

  • Par rapport aux hommes âgés, les femmes âgées sont beaucoup plus susceptibles d'être victimisées par un membre de leur famille. Parmi toutes les personnes aînées victimes de crimes violents, 41 % des femmes âgées ont été victimisées par un membre de la famille, par rapport à 25 % des hommes âgés (Données déclarées par la police – 2019)Note de bas de page 10 .
  • Entre 2008 et 2018, un total de 198 personnes âgées ont été tuées par un membre de la famille, les femmes représentant 62 % (123 victimes) de toutes les personnes âgées victimes d'homicides dans la famille (Données déclarées par la police – 2018).Note de bas de page 20

Chronologie

Accéder à une chronologie consultable avec des liens vers des stratégies, des politiques et des jalons clés à l’échelle fédérale et internationale qui ont contribué à prévenir et à lutter contre la violence fondée sur le sexe (VFS).

Glossaire

Consulter le glossaire pour obtenir des exemples et des définitions des termes et des concepts utilisés en lien avec la violence fondée sur le sexe.

Fiches d’information

Ces fiches d'information présentent des renseignements et des statistiques clés.

Violence entre partenaires intimes

Violence familiale

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